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Michel Guino

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Michel Guino
Michel Guino (Capture d'écran d'une vidéo de l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain, Imago).
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Michel Guino, né à Paris le 28 septembre 1926 et mort à Lancieux le 5 septembre 2013[1], est un sculpteur français.

Années de jeunesse Modifier

C’est dans l’atelier de son père (le sculpteur d'origine catalane Richard Guino) qu’il entre en contact avec le monde de l’art et des formes. Après avoir fréquenté l’Académie de la Grande Chaumière, il entre en 1944 à l’École des beaux-arts de Paris où il rencontre César, Albert Féraud et Philippe Hiquily, alors comme lui dans l’atelier de Marcel Gimond. En 1946, Michel Guino se replie avec quelques artistes dans un village du Vaucluse. Là, à défaut de marbre ou de bronze trop cher pour sa carrière débutante, Guino travaille surtout la pierre qu’il trouve en abondance, et le plâtre, peu onéreux. Mû par le même souci d’économie, il commence à s’interroger sur les matériaux de récupération.

Le Métal Modifier

En 1951, prenant son premier atelier, il aborde la sculpture du métal et s’écarte petit à petit de la figuration. La découverte de Julio González – encore l’influence catalane ! – l’éclaire et le stimule. Les premières sculptures voient le jour : cuivre, plomb martelé, fer et plus tard acier inoxydable. « Le métal », écrira Guino, « nous permet un nouvel espace, une conception plus cosmique de la forme et de la lumière, qui reste la véritable matière à manier ».

« Attiré par l’ouverture de la forme et les jeux de transparence suscités par l’introduction de la lumière et de l’espace dans l’œuvre, il crée d’abord des personnages allusifs, en cuivre ou en plomb martelé » (La Sculpture Moderne en France depuis 1950 » Éditions ARTED, 1982). « Largement figuratives à l’origine, les œuvres sont très vite allégées, épurées, éthérées, tout en restant longtemps marquées par d’évidentes références à la morphologie humaine » (Jean-Luc Epivent, Profil, sept-oct 1978). Puis l’artiste laisse plus nettement percer son goût pour les formes héritées de l’usine, alliance de rigueur et de vigueur. Il a en particulier été l’un des premiers à utiliser des hélices et des ailettes de réacteurs d’où il fait jaillir, par une habile transmutation, la fraîcheur des pétales. Il introduit également pièces et blocs de moteurs.

Quand il ne recourt pas aux éléments mécaniques, il reprend leurs formes en fer et en acier inoxydable, qu’il découpe aux cisailles et martèle avant de souder les plaques irrégulières et incurvées dans des architectures aériennes. À « L’hommage à Vasco de Gama » (cuivre, 1962) répond quarante ans plus tard « Pétales de l’espace » (ailettes, 2004). « Chez Guino, le jeu et le hasard sont soumis à sa connaissance intuitive du matériau dompté par un métier infaillible » (Lydia Harambourg, Gazette de l’hôtel Drouot, novembre 2004).

Sculpture et Architecture Modifier

Grâce aux encouragements d’un ami de Casablanca, l’artiste va aussi s’interroger sur les nécessaires rapports à instaurer entre architecture et sculpture. « J’ai toujours eu envie de placer une sculpture dans un ensemble moderne » dira Guino, « non pas comme simple objet d’ameublement mais comme signe chargé près de l’homme ». En témoignent de nombreuses œuvres monumentales.

Robots Modifier

Guino n’est pas l’homme d’un procédé, d’une routine. Ainsi, après avoir largement arpenté les champs de l’abstraction, l’artiste s’est-il de nouveau rapproché de la figuration  : il crée des robots semblant prêts à se mettre en marche (« L’Homme qui marche », bronze, 1975), accumule des fragments de moulages antiques réorganisés (« Morceaux choisis », plâtre, 1973-74), invente des sculptures jeux, des sculptures jouets, ou s’intéresse aux automates électriques. Il crée ainsi, selon les mots de la critique d’art Lydia Harambourg, un univers baroque et futuriste.

En empruntant des éléments, qu’il réorganise à sa façon, à la science et à la technique et, plus récemment, à l’univers électronique par lequel il se sent très sollicité, il essaye, dépassant aussi certaines barrières techniques, « de créer des possibles insoupçonnés souvent emprunts d’inquiétude ». D’ailleurs, pour Michel Guino, graveur, dessinateur, créateur aux talents multiples, la sculpture, dont il ne s’est jamais détaché, représente « l’art le plus inquiet ».

Poète de la forme Modifier

Ce qui frappe chez Guino, malgré la pluralité des voies de recherche, c’est le maintien de l’unité du style  : verticalité, équilibre subtil entre force et légèreté, élégance et dislocation, Michel Guino est avant tout un poète de la forme qui s’est fait un allié de la lumière  : « Je me mets devant des bouts de matières et de matériaux, je les questionne et je les fais danser ». Grande et forte, c’est une œuvre qui interroge plutôt qu’elle n’affirme.

Pendant plusieurs années, Michel Guino s’est en quelque sorte éclipsé pour œuvrer à la divulgation de l'épisode singulier de l’histoire de la sculpture que constitue la collaboration de son père, le sculpteur Richard Guino, avec le peintre Auguste Renoir.

En 2004, une exposition à la Bouquinerie de l’Institut à Paris présentait des pièces anciennes et nouvelles, permettant de retrouver l’œuvre de Michel Guino.

Expositions Personnelles Modifier

  • 1954 Galerie Raymond Creuse, Paris
  • 1956 Obelysk Gallery, Londres
  • 1960 Galerie Lesperut, Marseille
  • 1962 New Washington Gallery of Modern Art, États-Unis
  • 1963 Galerie Legendre, Paris
  • 1964 Galerie Grattacielo, Milan
  • 1966 Galerie Bongers, Paris
  • 1993 Bouquinerie de L’institut, Paris
  • 2004 Bouquinerie de L’institut, Paris

Œuvres Monumentales Modifier

  • 1951 Montpellier, en collaboration avec César (pierre)
  • 1964 Agadir, Maroc, Centre Suédois pour l'enfance (cuivre)
  • 1965 Rabat, Maroc, Théâtre du Palais-Royal (cuivre)
  • 1966 Paris, Siège social de la C.S.F., Salle des conseils (inox réfractaire)
  • 1970 Nice, Faculté des Sciences humaines (inox)
  • 1972 Port Barcares (inox)
  • 1973 Lyon, C.E.S. d'Ecully (aciers spéciaux) - Ensemble à Massy-Vilaine (hélices d'avions)
  • 1975 Annœullin, C.E.S. (inox)
  • 1976 Beauvais, C.E.T. (inox) - Mont-de-Marsan, C.E.S. (inox)
  • 1978 Vitry-sur-Seine (inox)
  • 1985 Cergy-Pontoise, Centre des Télécommunications
  • 2000 Paris, siège social RATP

Œuvres dans les Musées Modifier

  • Bibliothèque du Congrès, Washington (États-Unis)
  • Musée d'Art Moderne, Washington (États-Unis)
  • Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
  • Musée Cantini, Marseille
  • Musée d'Art Moderne, Dunkerque
  • Musée des Arts Décoratifs de Paris
  • Musée de Tel-Aviv (Israël)
  • Musée du bord de Seine, Paris

Expositions de Groupe Modifier

  • 1955 Galerie Raymond Creuse, Paris
  • 1957 Galerie Iris Clert, Paris
  • 1958 Galerie Iris Clert, Paris - Galerie H. Legendre, Paris
  • 1959 Galerie Claude Bernard, Paris - Galerie Saint-Augustin, Paris
  • 1960 « 100 Sculpteurs de Daumier à nos jours » Musée d’Art et d’Industrie, Saint-Étienne - Galerie Spinazolla, Aix-En-Provence
  • 1962 Galerie du XXe siècle, Paris - « Sculptures Contemporaine » Musée de la Culture, Le Havre
  • 1963 « Formes et Magies » exposition organisée par Ceres Franco, Jardin d’Acclimatation, Paris - « Sculptures Champêtres » Centre Culturel Américain, Paris - Cercle Volney, Paris - Galerie de L’œil de Bœuf, Paris - Galerie H. Legendre, Paris - Centre International d’Art Visuel, Paris - Galerie Raymond Creuse, Paris
  • 1964 « 100 Sculptures et Tapisseries Contemporaines » Centre Culturel, Royaumont
  • 1965 M.J.C. Paris Mercœur
  • 1966 Galerie Lacloche, Paris - Galerie J. Casanova, Paris - Galerie Lahumiere, Paris
  • 1967 « L’âge du Jazz » Musée Galliera, Paris - « La Sculpture dans la Ville », Lyon - Galerie Lacloche, Paris - Relais des Vaux de Cernay - Galerie Casanova, Paris
  • 1968 Galerie R. Le Grall, Paris (24 mai, octobre, novembre) - Cercle de Fontainebleau - « Projet pour L’architecture » Cofimeg, Lyon - « Sculptures » Centre Culturel de La Grande Motte
  • 1969 Galerie R. Le Grall, Paris - « Sculptures en Plein Air » Centre Culturel, Toulouse - Fondation Port Barcares
  • 1970 Galerie Vercamer, Paris - « Sculptures d’Environnement » Hôtel Vaudreil Paris - Festival des Arts Plastiques, Montargis
  • 1971 Galerie La Bussola, Turin Italie - Galerie des Arts Contact, Paris - « Habiter » Nice, présenté Par R. Drouin - « Sculptures Internationales Contemporaines », Luxeil-Les-Bains - Galerie de L’Université - « Livres En Folie », Plateau D’Assy - Centre Nautique, Port Barcares
  • 1972 « Bijoux d’Artistes », Exposition Internationale, Amersfoort Hollande
  • 1973 « Sculptures en Montagne », Plateau d’Assy - « 110 Artistes avec Le Chili », rue Saint Dominique - Galerie Craven, Paris - « La Jeune Sculpture en Suède », Suède - Galerie Alwin, Londres
  • 1974 1er Salon International d’Art Contemporain, Bastille Paris - « Hommage A Iliazd » Galerie Darial, Paris
  • 1976 « Rencontre » Sculptures, Châtenay-Malabry
  • 1977 Sculptures Contemporaines, Evreux
  • 1978 « Iliazd Éditeur », Centre Pompidou
  • 1980 Cent Dessins, Vitry-Sur-Seine
  • 1981 Triennale de la Sculpture au Grand Palais
  • 1981 Musée de Sculptures de plein air, Quai Saint-Bernard Paris - « Hommage à Marcel Zerbib », Galerie Marion Meyer
  • 1982 Galerie Bernheim Jeune, Paris
  • 1983 Festival du Jeu de Société, Créations d’artistes, Boulogne-Billancourt
  • 1994 « La Maïf accueille la Sculpture », Niort
  • 2003 « Trentenaire de la Sculpture en Montagne » rétrospective, Plateau d’Assy - Rencontre de Sculpteurs, Yèvre-le-Chatel
  • mai 2009 « Hommage à Albert Féraud », Plateau d’Assy
  • septembre 2009 « Deuxième biennale de sculptures », Propriété Caillebotte, Yerres

Édition Modifier

  • 1963-65 : Elaboration avec l’éditeur Iliazd (Le Degré Quarante-et-Un) du livre « Un Soupçon », Poème de Paul Eluard avec 16 pointes sèches de Michel Guino

Prix Modifier

  • Prix de la Critique 1re Biennale des Jeunes, Paris
  • Prix André Susse 2e Biennale des Jeunes, Paris
  • Grand Prix de la Sculpture de La Ville de Marseille
  • Ex Membre du Comité de La Grande Sculpture

Salons et Biennales Modifier

  • Salon de mai : 1957, 1959, 1960, 1964, 1968, 1971, 1972, 1973, 1974, 1980, 1981, 1982, 1983
  • Salon de la Jeune Sculpture : 1961, 1962, 1963, 1966
  • Salon « Grands et Jeunes d’aujourd’hui » : 1964, 1971, 1973
  • Salon Comparaison : 1958, 1961, 1970
  • Salon des Réalités Nouvelles : 1966
  • Biennale d’Anvers : 1961, 1965
  • Biennale de Paris : 1959, 1961, 1977
  • Biennale de Carrare, Italie : 1967
  • Salon de Mars, Paris : 1993

Sources Modifier

  • « Les Sculpteurs du Métal » Dominique Dalemont, Préface d’André Ughetto, Somogy Éditions d’Art, 2006
  • « Ça commence à quelle heure ? » Catalogue de l’exposition Michel Guino, Bouquinerie de l’institut, 2004
  • « La Gazette de l’Hôtel Drouot », Modèle:Numéro39, 12 novembre 2004
  • « Encyclopédie Audiovisuelle de l’Art Contemporain », réalisation Claude Guibert 1997, Imago
  • « La Sculpture moderne en France depuis 1950 », article d'Aube Lardera, ARTED Éditions, 1982
  • « Profil » Revue d’Architecture, Modèle:Numéro28 septembre-octobre 1978
  • « Sculpture 1950-1960 – Poétique de la Sculpture » Édouard Jaguer, Le Musée de Poche, Éditions Georges Fall, 1960
  • « Dictionnaire de La Sculpture », Hazan Éditeur
  • « La Grande Encyclopédie Larousse » vol. 9 rubrique « L’Art Français »
  • Le Bénézit

RéférencesModifier

Lien externe Modifier

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