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Henrijean, né le 13 juin 1965[1], est un artiste-peintre français, de Clermont-Ferrand.

Techniques Modifier

Il utilise principalement l'acrylique sur toile avec seulement trois couleurs : le noir, le blanc et le rouge (qu'il appelle la proto-palette). Ces toiles s'inscrivent uniquement sous le même format de 90 cm x 90 cm / 5 cm d'épaisseur plaçant ainsi son travail entre l'art minimaliste et l'art conceptuel.

Cependant, le graphisme tient une place prédominante dans son approche et en conséquence a une place de choix dans sa proposition plastique.

ExpositionsModifier

Cinq expositions clés ont permis à Henrijean de confronter sa création et surtout d’approfondir son approche : Galerie Étienne de Causans, rue de Seine, Paris VIe , Galerie Turlure, Le Havre (76), Galerie de la Maison, Le Luc, Champagne-Vigny (16), Maison des Comtes, Orcet (63) et Galerie Topart, Anvers, Belgique. En effet, chaque exposition est placée pour lui sous une thématique précise dont le titre est le révélateur : « Toi, Moi, l’Ombre », « Buveur d’Ombres », « Shade of Light », « De Profundis » ou encore « Embruns d’Ombres ».

En 2008 et 2009, Henrijean poursuit son parcours avec des expositions dans des galeries l'ayant déjà accueilli auparavant, ce qui lui permet d'imposer son image dans le paysage artistique du Havre (76) avec « Le Vent vient de la Mer » et « Lui, sous la pluie… » ou aux environs de Clermont-Ferrand (63) avec « Aller-retour » et une sélection pour l'exposition commune des plasticiens du Puy-de-Dôme. A travers cette dernière, son aspect d'artiste lycanthrope est mis en évidence, souligné dans la revue annuelle des Plasticiens du Puy-de-Dôme 2009 où les oeuvres d'Henrijean sont "révélatrices de la part sensible et insaisissable de l'esthétique humaine."

Des adjudications, par le biais de commissaires priseur sont venues certifier son travail ces dernières années (par exemple : la toile "Le Temps d'une Éternité" par Maître Aguttes, Neuilly-sur-Seine, ou de la toile "Le Port de Mer" par Maître Vorobief, Mulhouse).

Deux catalogues "Vues à 24 heures d'ici" et "Sens" ont préparé la sortie d’un ouvrage plus conséquent "Le vent vient de la mer", paru en 2008. Ce dernier met en évidence le lien entre les œuvres d’Henrijean et la poésie puisque ce livre est rythmé par un jeu binaire texte/toile (Henrijean étant également l’auteur des textes).

ŒuvresModifier

Une lecture taoïsteModifier

La « proto-palette » d’Henrijean, ainsi que sa recherche d’une efficacité graphique basée sur les contrastes et la force du trait, évoquent souvent les œuvres de peintres chinois comme Chu Ta ou Shitao. Car si Henrijean, par sa méticulosité, n’est visiblement pas un adepte de l’Unique trait de pinceau, il a pourtant su – consciemment ou non – animer ses œuvres du Souffle du Vide médian cher aux artistes taoïstes.

Comme le rappelle François Cheng dans ses divers ouvrages, le Vide médian est « l’espace vivifiant » qui permet de dépasser le stade primaire de l’opposition stérile du blanc et du noir, du visible et de l’invisible, du vivant et de l’inerte, du yin et du yang, en rendant possible communication et fécondation mutuelle entre ces valeurs antagonistes fondamentales. Et l’unité profonde de l'Univers étant assurée par la circulation du Souffle primordial unissant toutes choses, le Vide médiant est l’espace indispensable dans lequel circule le Souffle… les souffles.

Lorsqu’Henrijean expose, nous contemplons La MerLa ParoleLe CriFont de GaumeUne oreille dans l’herbe… De l’évidence brute dans Mathématiques souterraines à l’émiettement dans Le Voyage, le Vide médian s’impose constamment, balayé par des souffles puissants qui emportent irrésistiblement la matière vivante ou inerte, reliant le noir au blanc ou au rouge, l’eau à l’air, l’animal au minéral, l’homme au végétal, l’artiste magdalénien au créateur d’aujourdhui… et bien sûr la chair et l’esprit, le mort et le vif…

Au mépris de toute perspective spatiale ou temporelle admise, le Vide dans ces peintures met en résonance des valeurs qui sans lui s’ignoraient, il place le spectateur en face d’une vérité, évidente ou sous-jacente, mais qui s’impose avec force une fois perçue.

Et lorsqu’Henrijean dans ses tableaux « explore le mystère de l’Univers » - suivant ainsi un ancien précepte de la peinture chinoise, il fait de sa peinture une philosophie en action, dans laquelle ce sont encore le Vide et la circulation du Souffle qui donnent substance à un travail primordial sur l’Homme : Adam, Eve, Le vent marin, Ad astra, De Profundis, Le temps d'une seconde… : Ecce Homo !

GalerieModifier

Annexes Modifier

BibliographieModifier

  • Henrijean, Vues a 24 heures d’ici, Imprimerie Drouin, octobre 1997, 49 p. 
  • Henrijean, Sens, D Éditions, septembre 2001, 61 p. (ISBN 2-914565-04-6) 
  • Valérie Giron, Le Vent vient de la Mer, Imprimerie Drouin, octobre 2007, 150 p. 
  • "Cahiers de création plastique du Puy-de-Dôme" n°10, 2009

Notes et références Modifier

  1. français Le Vent vient de la Mer, Valérie Giron, 2007, page 15

Liens externesModifier

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