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Graffiti

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20px Pour les articles homonymes, voir Graffiti (homonymie).
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Un graffiti est une inscription calligraphiée ou un dessin tracé, peint ou gravé sur un support qui n'est normalement pas prévu à cet effet. Le graffiti désigne aujourd'hui majoritairement une des formes que prend le vandalisme exercée sur les biens publics et que les collectivités locales tentent de combattre par des mesures passives (revêtements,...) ou actives (nettoyage). Le graffiti dans ses formes les plus élaborées est également une forme d'art graphique.

Vocabulaire Modifier

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Graffiti vient de l'italien graffito (qui au départ désignait un stylet à écrire), qui a le même sens qu'en français. Son pluriel est graffiti. L'usage n'a pas retenu une tentative de francisation en graffite (fin XIXe siècle), ni le singulier graffito (qu'utilise, entre autres, André Malraux) : on dit un graffiti, des graffiti. Le pluriel en 's' (graffitis) se rencontre mais semble être une faute.

Le mot italien graffiti dérive du latin graphium (éraflure) qui tire son étymologie du grec graphein (Modèle:Grec ancien) qui signifie indifféremment écrire, dessiner ou peindre.

En français, les graffiti issus de la tradition new-yorkaise et associés à la culture Hip-hop sont souvent appelées graffs (mais les pochoiristes des années 1980 parlaient aussi de graffs), parfois improprement orthographiés graphes. Les auteurs de ces graffiti sont appelés graffeurs et graffiti-artists plutôt que graffiteurs. En québécois, il n'est pas rare de qualifier les graffiti-artists de graffiteurs ou de writers, comme en anglais. Les mots-valise calligraffiti et calligraffitiste, attribués à Bando dans Le Livre du Graffiti (éd. Autrement, cf. bibliographie) n'ont pas été retenus par l'usage. En anglais, on parle de graffiti-artists, writers ou encore aerosol artists. Ces graffeurs peignent leur « blaze » ou celui du collectif (Posse, crew, squad) auquel ils appartiennent.

Histoire Modifier

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Article détaillé : Chronologie du graffiti.

On distingue généralement le graffiti de la fresque[1] par le statut illégal ou en tout cas clandestin, de l'inscription. Ainsi il est a priori douteux de qualifier les peintures rupestres de graffitis, car nous ignorons leur statut à l'époque[2].

Les graffitis ont une grande importance en archéologie : ils font partie, avec les textes épigraphiques, des témoignages écrits non littéraires, populaires, souvent très « vivants » et aptes à nous révéler des aspects inédits des sociétés qui les ont produits.
Les graffitis antiques pouvaient être aussi bien des annonces électorales, des messages de supporters à certains athlètes (sportifs ou gladiateurs), des messages à contenu politique, religieux, érotique ou pornographique, personnel, etc. Quelques exemples[3] :

« Cornelia Helena est la maîtresse de Rufus », « J'ai baisé ici le 19 et le 13 des calendes de septembre », « Pyrrhus salue son confrère Chius. J'ai de la peine d'avoir appris que tu étais mort. Alors adieu », « Si tu as compris ce que peut l’amour, si tu as conscience d’être humain, prends pitié de moi, permets-moi de venir, Fleur de Vénus, ... », « Tu es une charogne, tu es un rien du tout », « Mur, je suis surpris que tu ne te sois pas effondré sous le poids des bêtises de tous ceux qui ont écrit sur toi ».

Ces graffitis sont généralement rédigés en latin vulgaire et apportent de nombreuses informations aux linguistes comme le niveau d'alphabétisation des populations (car ces textes comportent des fautes d'orthographe ou de grammaire). Du fait même de la présence de ces fautes, ces textes fournissent aussi des indices sur la manière dont le latin était prononcé par ses locuteurs.

On peut encore lire des graffitis âgés de deux millénaires à Pompeï car c'est l'un des rares sites qui soit suffisamment bien conservé. En effet, les graffitis sont par essence éphémères et disparaissent, soit parce que leur support a disparu, soit parce qu'ils ont été effacés manuellement ou qu'ils ont été victimes de l'érosion naturelle de leur support.
L'Antiquité et le Moyen Âge ont laissé de nombreux exemples de graffitis : l'Agora d'Athènes, la Vallée des rois en Égypte, les grands caravansérails du monde arabe, etc. Ces inscriptions ont parfois une importance historique qui est loin d'être anecdotique, en prouvant par exemple que des mercenaires grecs ont servi en Égypte au VIIe siècle avant l'ère chrétienne[4].
Dans la cité d'Éphèse, on trouvait des graffitis publicitaires pour les prostituées, indiquant de manière graphique à combien de pas et pour combien d'argent on pouvait trouver des professionnelles de l'amour.

On connaît de nombreux autres exemples anciens : graffitis maya à Tikal (Guatemala), graffitis vikings en Irlande ou à Rome, runes varègues en Turquie, etc.

On trouve souvent des graffitis, parfois très anciens, dans des endroits abrités de la lumière, de l'humidité et peu décorés, tels que les cellules de prisons, les cellules monacales, les casernes[5], les cales des bateaux, les caves, les catacombes (les graffitis des premiers chrétiens, dans les catacombes romaines, sont une importante source de documentation à leur sujet), etc. La Tour de la Lanterne à La Rochelle, en France, est riche de graffiti de prisonniers, ouvriers et marins, qui sont pour nombre d'entre eux des bateaux : frégates, vaisseaux de guerre, etc. Certains meubles en bois sont souvent gravés d'inscriptions : tables et bancs d'écoles[6], portes de toilettes publiques.

Des nombreuses églises romanes ont été gravées de graffitis recouverts immédiatement par un enduit.L'église de Moings en est un exemple. Un musée du graffiti ancien existe à Marsilly.

Vers l'âge de la cinquantaine, Restif de la Bretonne, écrivain libertin du Modèle:XVIIIe siècle, rapportait les évènements de sa vie sous forme de graffitis qu'il faisait sur les parapets des ponts de l'Île Saint-Louis lors de ses promenades quotidiennes. Il a abandonné cette activité maniaque (qui a duré de 1780 à 1787) en constatant la disparition trop rapide de ses mots et après s'être rendu compte qu'une main malveillante les effaçait[7]. Il effectue alors le relevé de ses propres mots qu'il transcrit finalement dans un recueil publié posthumément et intitulé Mes inscriptions.

Le graffiti urbain se développe souvent dans un contexte de tensions politiques : pendant les révolutions, sous l'occupation, (le reichstag à Berlin couvert de graffiti par les troupes russes), pendant la guerre d'Algérie, en mai 1968, sur le Mur de Berlin ou dans les régions où se posent des problèmes d'autonomie (Bretagne des années 1970, Irlande du Nord, etc.). Vers la fin des années 1960 et dans plusieurs pays des deux côtés de l'Atlantique, du fait notamment de la disponibilité d'aérosols de peintures « émaillées » (originellement destinées à la peinture d'automobiles), une partie des graffitis a gagné une vocation esthétique.

New York Modifier

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Le mouvement a été très spectaculaire dans le métro de New York dont les rames se sont subitement couvertes de noms : Taki 183, Tracy 168, Stay High 149, etc.[8] En quelques années, ces « tags » (signatures) se sont sophistiqués et sont devenus de véritables typographies; leurs auteurs ayant déclinés l'écriture de leurs message (plus souvent leurs noms) afin d'en augmenter la visibilité ou d'en développer le style pour marquer ou s'affirmer par leur personnalité et; pour faire partie de la mémoire collective ne serait-ce que dans leurs milieu, parfois au moins comme simple précurseur d'un style. Le but du Graffiti étant au départ d'obtenir "the Fame", c'est à dire la célébrité, la reconnaissance des autres taggers ou graffers leur signifiant par là qu'ils existent. Tous les moyens seront bons pour cela. La simple affirmation d'une identité (je me surnomme Taki, j'habite la 183e rue »[9], mon nom parcourt la ville tous les jours, j'existe) s'est doublé d'ambitions plastiques, qui se sont révélées être un autre moyen de se faire remarquer : ce n'est plus seulement le graffeur le plus actif ou celui qui prend le plus de risques qui obtient une forme de reconnaissance, mais aussi celui qui produit les œuvres les plus belles. Très rapidement, des styles standardisés (lettrage « bulles », lettrage « wild style ») et des pratiques (« top-to-bottom whole car »[10], « Whole Car Windows Down »[11], « throw-up »[12], etc.) se cristallisent. Des groupes (appelés « posses », « crews », « squads » ou « gangs »), comme la ville de New York en a toujours connus, se forment et permettent aux graffeurs de s'unir pour exécuter des actions spectaculaires (peindre plusieurs rames d'un train par exemple), pour ajouter un nom collectif à leur nom individuel mais aussi pour s'affronter entre groupes, de manière pacifique ou non.
Ces groupes sont souvent constitués par origines ethniques et ont pour noms des acronymes en deux ou trois mots : Soul Artists (SA), The Crazy Artists (TCA), etc. En 1973, le New York Magazine lance le concours du plus beau graffiti du métro. Au milieu des années 1970, la culture du graffiti est plus ou moins figée dans son fonctionnement et dans ses productions. La culture hip-hop émerge du graffiti mais aussi d'autres formes d'expression nées en même temps : une nouvelle danse plutôt acrobatique (break dance), un genre musical à base de textes parlés (rap), de mixage de disques (dee jaying), (scratch) et de fêtes en plein air (sound systems). Les deux pionniers les plus célèbres d'une conjonction entre break dance, rap, dee-jaying et graffiti sont Phase 2 et Fab Five Freddy.

À la fin des années 1970, le graffiti a été sévèrement réprimé dans le métro de New York et a commencé à se diffuser sur les murs des boroughs défavorisés de la ville avant d'essaimer dans d'autres grandes villes américaines (Los Angeles, Chicago, Philadelphie, Washington) et dans diverses grandes villes européennes : Paris, Londres, Berlin, Amsterdam et Barcelone surtout.

C'est à cette époque aussi que le milieu de l'art commence à se pencher sérieusement sur le sujet[13]. Des graffiteurs « légendaires » tels que Lee Quinones, Seen, Futura 2000 ou Fab Five Freddy peignent sur des toiles et exposent leur travail dans des galeries telles que la Tony Shafrazi Gallery ou la Fun Gallery de Patti Astor, la galerie Fashion Moda ou encore la Galerie Sydney Janis. Des peintres qui ne sont pas spécialement issus des quartiers défavorisés de New York et qui ont généralement suivi un cursus classique en Arts ou en communication visuelle, intéressés par l'idée d'un art urbain ou d'un art clandestin, s'associent aux graffiteurs (comme Jenny Holzer, qui fera écrire ses « truismes » à la bombe par Lady Pink) ou s'approprient leur pratique (Jean-Michel Basquiat, Keith Haring, Kenny Scharf, Rammellzee).

ParisModifier

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En 1960, Brassaï publie le livre Graffiti, fruit de trente ans de recherches, régulièrement réédité, qui propose le graffiti comme une forme d'Art brut, primitif, éphémère. Picasso y participe. C'est sans doute la première fois que l'on évoque le graffiti comme un art.

Dans la foulée de mai 1968, les messages politiques de la rue parisienne gagnent en poésie et en qualité graphique. Ils sont notamment le fait d'étudiants en philosophie, en littérature, en sciences politiques ou en art et font souvent preuve d'humour absurde ou d'un sens de la formule plutôt étudié : « Cache-toi, objet ! », « Une révolution qui demande que l'on se sacrifie pour elle est une révolution à la papa. », « Le bonheur est une idée neuve. », « La poésie est dans la rue », « La vie est ailleurs », « Désobéir d'abord : alors écris sur les murs (Loi du 10 mai 1968.) », « J'aime pas écrire sur les murs. », etc.[14]. Ces slogans sont indifféremment écrits au pinceau, au rouleau, à la bombe de peinture (plus rare) ou sur des affiches sérigraphiées. C'est de cet affichage sauvage et militant que naît une tradition parisienne du graffiti à vocation esthétique. À la fin des années 1970, l'artiste Ernest Pignon-Ernest produira des affiches sérigraphiées, sans slogans, qu'il exposera dans plusieurs grandes villes : « les expulsés », collés sur les murs de maisons en démolition et représentant à taille réelle des personnes tenant des valises ou un matelas, « Rimbaud », représentant le poète, jeune, toujours à taille réelle. Les sérigraphies urbaines d'Ernest Pignon-Ernest interpellent le passant et lui demandent quelle est la place de l'homme ou de la poésie dans la cité moderne.
Quelques années plus tard, les premiers « pochoiristes » comme Blek le rat continueront sur le même principe, cependant leurs œuvres ne sont plus des affiches collées mais des peintures exécutées selon la technique du pochoir. Dès 1982, pour annoncer leur « premier supermarché de l'art », Roma Napoli et JJ Dow Jones du Groupe Dix10 placardent dans le quartier Beaubourg de grandes affiches aux personnages de Comic's; vingt ans plus tard, toujours actifs, on les retrouve dans le mouvement Une nuit. Outre les pochoiristes, de nombreux artistes s'intéressent à l'art urbain et clandestin, comme Gerard Zlotykamien, qui peint des silhouettes évoquant les ombres macabres restées sur les murs d'Hiroshima; Jérôme Mesnager, auteur d'hommes peints en blanc qui courent sur les quais de la Seine, etc. C'est aussi l'époque de la Figuration Libre, une époque de créativité joyeuse et humoristique, née du Pop-Art, de Bazooka, du vidéo clip, du graffiti, souvent présente dans la rue, avec Robert Combas, Les Frères Ripoulin (qui peignaient sur des affiches posées clandestinement), Daniel Baugeste et Claude Costa (qui se faisaient enfermer la nuit dans le métro pour pouvoir en détourner les affiches), Hervé Di Rosa, Speedy Graffito, Paëlla Chimicos, VLP (Vive La Peinture), etc.
Outre la rue, les catacombes de Paris seront aussi à l'époque un lieu important du graffiti.

Le graffiti « new-yorkais » apparaît en France dès 1982-1983, avec des artistes comme Bando, Blitz, Lokiss, Scipion, Darco, Skki ou encore Saho (devenu Ash2) aujourd'hui connu sous le nom de Ash. Les premiers articles de presse consacrés à ce phénomène ne datent pourtant que de 1986[15]. Vers 1986-87, le graffiti « new-yorkais » et sa culture hip-hop prennent définitivement le pas à Paris sur les formes plus proches du monde de l'art contemporain, lequel retourne, sauf exception, à ses galeries.
À Paris, le graffiti new-yorkais se trouve des lieux privilégiés comme les quais de la Seine, les palissades du Louvre ou du centre Georges-Pompidou, le terrain vague de Stalingrad/La Chapelle, puis s'étend progressivement aux cités des banlieues où la culture hip-hop trouve son second souffle en devenant plus populaire et moins bourgeoise. Paris attire de nombreux graffiteurs européens (Shoe, Boxer, Lord Anthony Cahn, Tedys, Mode 2) mais aussi américains (Jonone, Futura 2000, T-Kid, A-One).

Berlin Modifier

En 1961, le Mur de Berlin est construit. Il sépare symboliquement et physiquement l'Europe socialiste dite « de l'Est » de l'Europe atlantiste dite « de l'Ouest ». Tandis que les Allemands de l'Est n'ont pas le droit d'approcher le mur, ceux de l'Ouest viennent de leur côté écrire des slogans, bénéficiant d'une totale bienveillance des autorités de l'Allemagne fédérale qui fait de Berlin à l'époque la capitale allemande de la liberté, de l'art et de la contre-culture : on y a le droit de consommer du hashish, de nombreux squats y prospèrent et c'est un des hauts lieux du Punk, avec Londres et New York.

De nombreux artistes viennent alors du monde entier pour peindre sur le mur qui est à peu près intégralement maculé au moment de sa destruction, en 1989.

Barcelone Modifier

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En Espagne, la culture hip-hop a percé plus tardivement que dans le reste de l'Europe[16]. La ville de Barcelone accueille pourtant une quantité extraordinaire de graffitis atypiques et créatifs qui mixent revendications sociales et politiques, graphisme underground et, dans une certaine mesure, culture hip-hop.

Techniques Modifier

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Il existe de nombreuses techniques de graffiti ou d'art de rue assimilables, telles que : la peinture aérosol (avec ou sans pochoir), la peinture à l'aérographe, la gravure (sur des vitres, sur des murs, sur des plaques métalliques, sur l'écorce des arbres, etc.), le marqueur et le stylo, la craie, la peinture au rouleau ou au pinceau, l'acide (pour vitre ou pour métal)[17] auxquels on peut adjoindre, dans une définition élargie du graffiti, l'affiche, les autocollants, les moulages (en résine ou en plâtre collés sur les murs) et la mosaïque (voir : Space Invader).

Le graffiti « new-yorkais » se caractérise par des formes relativement définies où la créativité individuelle s'exprime dans un cadre codé et impliquant l'adhésion à toute une culture (vocabulaire, lieux, préoccupations, goûts musicaux, etc.). On y distingue généralement trois niveaux de production :

  • Le « Tag » (marque, signature) est le simple dessin du nom de l'artiste. Le geste est généralement très travaillé, à la manière des calligraphies chinoises et japonaises, c'est un logo plus qu'une écriture, et souvent, seuls les habitués parviennent à déchiffrer le nom qui est écrit. Les techniques utilisées sont généralement l'aérosol, le marqueur et l'autocollant (« sticker »).
  • Le « Graff' », ou « Fresque », ou « burning » (et en français « brûlure »), ou « Piece » voire « Masterpiece » (chef d'œuvre) est le nom souvent donné aux graffitis sophistiqués et exécutés en plusieurs couleurs.
  • Le « Throw-Up », ou « Flop » est une forme intermédiaire entre le Tag et la fresque : il s'agit de grands dessins de lettres, et non de signatures, pourvus d'un "volume" et de contours mais qui sont exécutés rapidement et souvent sans soin particulier (pas d'effort de couleur par ex.). Ils servent à promouvoir le nom de l'artiste d'une manière qui soit visible de loin. Certains font aussi la démonstration du talent typographique de l'artiste.

Il existe un grand nombre de styles pouvant s'appliquer aux fresques et parfois aux « flops ». Citons par exemple le style bulle (« Bubble »), le « Chrome » (couleur argentée), le « Block Letter » (lettres carrées et compactes) et le « Wildstyle » dans lequel les lettres sont illisibles, abstractisées, enchevêtrées et décoratives, lisibles uniquement par les initiés. C'est, selon beaucoup, la discipline « reine » du graffiti new-yorkais tandis que pour d'autres ce sont les lettrages les plus simples et les plus purs typographiquement parlant qui méritent le plus de considération.
Certains graffiti-artists peignent peu de lettres et se spécialisent dans le dessin de décors figuratifs ou abstraits, ou bien de personnages. Le graffiti new-yorkais s'inspire de plusieurs arts dits « mineurs », tels que la bande dessinée[18], le tatouage et l'affiche.

Les motivations du graffiti Modifier

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De nombreuses raisons expliquent l'existence de graffitis.
Certains graffitis relèvent de la communication pure et servent donc à diffuser un message, par exemple un message politique, souvent (mais pas uniquement) un message politique clandestin : nationalismes régionaux en Irlande du nord, en Bretagne ou en Corse, « V » de la victoire et de la liberté sous l'occupation nazie, etc.

Certains graffitis contiennent des informations secrètes ou publiques se rapportant au lieu qui leur sert de support. C'est le cas par exemple des graffitis discrets et codés laissés par les cambrioleurs sur des habitations pour indiquer à leurs collègues si le lieu est intéressant, dangereux, mal gardé, etc. C'est le cas aussi des étoiles de David ou des mentions « juden » peintes ostensiblement sur les boutiques de commerçants juifs par les nazis en Allemagne dans les années 1930, inscriptions qui étaient souvent des appels à vandaliser les lieux, à molester leurs locataires et à boycotter les commerces. Dans le même registre, certains graffitis sont des messages diffamatoires ou des dénonciations anonymes émanant de « corbeaux » divers. Certains graffitis servent à baliser un territoire, comme le font les gangs criminels tels que les Crips et les Bloods à Los Angeles.

Parfois les graffitis peuvent être décrits comme des réactions à d'autres messages diffusés dans l'espace urbain, telles que les publicités détournées (Le Pen se voit ajouter is ou dre) ou commentées (« non à la malbouffe ! », « halte au porno ! ») et les panneaux de signalisation, ou des détournements d'autres graffitis (« vive le roi », qui devient « vive le rôti » dans les années 1930 en France). Le collectif des déboulonneurs, créé en 2005, s'est par exemple spécialisé dans le graffiti sur des affiches publicitaires, dans un but militant de préservation du paysage.

De nombreux graffiteurs-artistes affirment justement créer leurs images en réaction à la saturation publicitaire : à des images aux buts vénaux, ils opposent des images gratuites ; à des messages faisant la promotion de produits standardisés, ils opposent une publicité pour eux-mêmes. Il s'agit d'ailleurs parfois de publicité au sens propre : publicité pour un disque diffusé de manière confidentielle, pour un groupe de rock, pour un artiste, pour un parti politique, etc.

Certains graffitis sont la simple expression, anonyme ou non, de sentiments : cris du cœur divers, joie (« il fait beau et je suis content »), déclaration d'amour (« Mélissa je t'aime ») ou de haine. On recense depuis l'antiquité de nombreux exemples d'hommages à des défunts, sur leurs sépultures (voir par exemples les tombes de certains artistes ou poètes au cimetière du Père-Lachaise à Paris) ou dans d'autres lieux : le mur de la maison de Serge Gainsbourg, rue de Verneuil à Paris, était couvert de graffitis-hommages après le décès du chanteur. Les hommages de ce type sont courants aussi dans le graffiti « new-yorkais »[19] . L'attaque terroriste du 11 septembre 2001 a généré une grande quantité de graffitis mémoriels, rendant notamment hommage aux services (police, pompiers) de la ville. Il est fréquent aujourd'hui que lorsqu'un tagueur décède, ceux qui taguaient avec lui lui rendent hommage en continuant à poser son blaze, suivi de la mention R.I.P (Rest In Peace) ou R.E.P en français (Repose En Paix).

La mémoire est d'ailleurs un aspect important du graffiti : en gravant sur un arbre ses amours, en dessinant sur ses bancs d'école ou en inscrivant sur un mur le témoignage de son passage (comme les pionniers de la piste de l'Oregon, en 1864, ou comme « Kilroy » en 1944), l'auteur de graffiti transforme son support en un véritable pan de mémoire : mémoire collective, mémoire des événements, mémoire individuelle... Cette motivation prend un tour exemplaire avec Restif de la Bretonne qui tenait le journal de ses souvenirs sur les parapets des ponts de Paris.

Le graffiti relève parfois de l'art visuel, de la littérature ou encore de l'humour[20]. Il constitue alors une manifestation de l'esprit humain, poétique de par son aspect éphémère et altruiste de par son mode de diffusion.

Enfin, certains graffitis relèvent du simple vandalisme, de l’incivilité, actions qui pour certains sociologues sont une manière d'affirmer son existence (« je casse donc je suis »). Certains jeunes peuvent en effet trouver à travers le graffiti, un désir de revanche sur la vie et d'affirmation de soi, ou encore un moyen d'oublier la morosité et la tristesse de leur vie.

Le graffiti « hip-hop », ou « tag », qui représente 90 % des graffitis aux États-Unis[21] et sans doute autant dans la plupart des pays, est un cas complexe. Il se donne souvent des ambitions esthétiques mais constitue dans le même temps une forme de langage secret, destiné à n'être compris que par une population limitée, ce qui ne va pas sans irriter le public qui perçoit bien qu'on lui impose la vue d'images qui ne lui sont pas destinées[22].

C'est le paradoxe du tag : ses auteurs recherchent les meilleurs emplacements et en posent un maximum mais les rendent le plus illisible possible. Le « tag » a effectivement sa culture propre. Chaque tagueur a un pseudonyme et une signature ( blaze) qu'il utilise pour revendiquer des œuvres ambitieuses mais aussi (plus couramment, car c'est plus facile), pour signaler sa présence dans un lieu et se faire connaître, transformant la ville en une sorte de jeu de piste et de stratégie géant. Un tagueur peut avoir plusieurs talents : une capacité à peindre dans des endroits difficilement accessibles, l'énergie et le culot suffisants pour écrire son nom partout (le vocabulaire consacré est explicite : "exploser", "détruire", "cartonner"...) ou encore un talent artistique véritable.

Le but final du « tag » est apparemment difficile à expliquer : adrénaline ? célébrité locale ?... C'est la forme de graffiti qui déclenche le plus de controverses, notamment du fait de l'ampleur du phénomène mais aussi, sans doute, du fait qu'il est l'expression d'une culture bien définie.

Pour certaines personnes , le tag est avant tout du vandalisme dont le but est alors la destruction ; ils peignent alors illégalement. Mais pour d'autres, le graffiti est un art de vivre, un loisir qu'ils pratiquent dans des terrains légaux ,cette frontière entre ces deux faces est parfois inexistante : un graffeur ayant fait une superbe fresque colorée, dessinée, la journée, peut aller dans la rue et inscrire sa signature rapidement, illégalement pour qu'il puisse être reconnu. Cela fait partie d'un même ensemble , le tag et le graffiti.


La lutte anti-graffiti Modifier

Article détaillé : Lutte anti graffiti.

Historique et idéologie(s) de la répression et les procès médiatisés de la SNCF/RATP.

Économie du graffiti Modifier

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Assez tôt dans l'histoire du graffiti « new-yorkais », de jeunes artistes ont été rémunérés pour décorer des boîtes de nuit et des devantures ou des rideaux de fer de boutiques. Certains vivent véritablement de cette activité, notamment les artistes « légendaires » dont d'autres graffiteurs débutants n'oseront pas saccager le travail : avoir un rideau de fer peint par un graffeur respecté est l'assurance   que celui-ci ne sera plus Modèle:Non neutre.

Certains graffeurs vendent leur travail sous forme de toiles peintes, ou le déclinent sous forme de Tee-shirts et autres décorations vestimentaires, de prestations graphiques (cf. La « Carte-Jeunes » de la fin des années 1980 qui était dessinée par le peintre Megaton), d'illustrations pour des pochettes de disques, de bijoux, de planches de skateboard, etc.
Des graffitis sont parfois exécutés, contre rémunération, en présence du public pendant certains évènements tels que des concerts ou des matchs de sports populaires.

Le graffiti a engendré un phénomène éditorial qui n'a rien de négligeable depuis la parution du livre Subway Art[23] qui sera suivi d'un grand nombre d'autres ouvrages et deviendra une section à part entière dans les rayons « Arts graphiques » des librairies. Une presse se développe aussi avec des journaux tels que le International Graffiti Times' (1984) aux États-Unis, Graff it!,Graf Bombz, Mix Grill, Graff'it ou 1 Tox en France, Sicopats en Espagne, Stress aux États-Unis, Bomber megazine aux Pays-Bas, etc.[24] Les journaux « généralistes » consacrés au hip-hop ouvrent souvent largement leurs colonnes au graffiti.

Beaucoup de magazines français, World signs par exemple, ont souffert, voire disparu, suite à la décision de la commission paritaire de ne plus attribuer aux magazines de graffiti de numéro de commission paritaire, sésame permettant aux magazines accrédités d'avoir un taux de TVA réduit de 2,1% et des aides à l'acheminement postal.[25], argumentant que ces magazines présentaient sous un jour favorable une activité réprimée par la loi.

Des boutiques consacrées à l'achat de matériel pour les graffeurs existent dans plusieurs grandes villes d'Europe ou d'Amérique du Nord. On y trouve notamment des peintures aux couleurs rares et aux propriétés couvrantes adaptées, des « caps » (le bouchon diffuseur de l'aérosol) servant à faire des traits aux formes précises — très fins ou très épais, par exemple —, des marqueurs très larges, des masques, des lunettes ou des combinaisons de protection, etc.

Plusieurs marques de peintures aérosol plébiscitées par les graffeurs ont profité de cette célébrité : Krylon, Red Devil, Altona, Alac, SIM2, Dupli-color, Marabout-Buntlack. La plupart ont essayé de dissocier leur image de marque du graffiti, comme Krylon qui a lancé un programme de sensibilisation nommé Graffiti Hurts (le graffiti fait mal)[26]. Inversement, quelques marques telles que Hotflam, Red Alert, Pro Line, Montana colors, Montana Cans et Colorone visent nettement la clientèle des graffiteurs.

Lieux de conservation ou d'étude de graffitis Modifier

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Graffitis de fiction Modifier

En dehors des fictions consacrées à la culture hip-hop, de nombreux récits contiennent des graffitis qui ont une importance sur la trame.

  • dans la Bible (Exode), Dieu commande à Moïse de marquer les maisons des hébreux avec du sang de petit bétail, afin qu'il extermine les premiers-nés égyptiens, dans les maisons qui ne sont pas marquées. Cette méthode ne relève pas que de la fiction et a aussi été utilisée plusieurs fois dans l'histoire du monde, au début du génocide arménien par exemple.
  • dans Ali Baba et les quarante voleurs, un voleur venu en ville pour trouver Ali Baba marque la maison de ce dernier d'une croix, afin que ses compagnons reviennent, de nuit, tuer l'aventurier. Mais sa servante remarque la croix et en trace sur toutes les maisons de la ville.
  • dans M le maudit, un membre de la pègre, chargé d'identifier l'assassin des petites filles, lui marque un « M » sur le dos, à la craie.
  • dans de nombreuses fictions, des criminels signent leurs méfaits d'un graffiti : La Marque jaune d'Edgar P. Jacobs par exemple.
  • dans Les Cigares du pharaon, Tintin suit le mystérieux sigle d'une société secrète...
  • dans la série télévisée Benny Hill show, une séquence redondante présente un mur sur lequel se trouvent des graffitis qui se juxtaposent et se répondent.
  • dans V pour Vendetta, par Alan Moore et David Lloyd, le graffiti est un acte de résistance — il s'agit d'une référence directe au V de la victoire et de la liberté de Victor de Laveleye.
  • dans L'Armée des douze singes, James Cole, venu du futur, enquête sur un groupe écologiste radical, les 12 singes, dont la piste est parsemée de graffitis.
  • dans Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, Amélie écrit sur les murs de son quartier des phrases tirées de la prose d'Hipolito, son ami l'écrivain raté.
  • dans le roman policier Pars vite et reviens tard, de Fred Vargas, un chiffre 4 inversé latéralement et dont la branche basse est munie de deux barres verticales à son extrémité, est peint sur de nombreuses portes d'appartements et sème le trouble parmi la population.

Bibliographie Modifier

  • Brassaï, Graffiti, 1960
  • Jean Baudrillard, Kool Killer ou l'insurrection par les signes in L'échange symbolique et la mort, Gallimard, 1976
  • Henry Chalfant, Martha Cooper, Subway Art, éd. Thames and Hudson, 1984
  • Denys Riout, Dominique Gurdjian, Jean-Pierre Leroux, Le Livre du graffiti, éd. Alternatives 1985
  • Henry Chalfant, James Prigoff, Spraycan Art, 1987
  • Stéphane Lemoine, Julien Terral, In situ, un panorama de l'art urbain de 1975 à nos jours, Editions Alternatives 2005
  • ColorsZoo, Welcome to Colors Zoo, éd. ColorsZoo 2004
  • L. Halfen, From Spray 2 Screen, éd. ColorsZoo 2005
  • A. Giverne, Hors du temps, éd. ColorsZoo 2005
  • Vulbeau A., Du tag au tag"", Desclée de Brouwer, 1992.
  • Federico Calo, Le Monde du Graff, Paris, L'Harmattan, 2003.
  • Félonneau M.-L., Busquets S., Tags et grafs : les jeunes à la conquête de la ville, L'Harmattan, Psychologiques, 2001.
  • S. Huet, L. Le Floc’h, V. Veyret, After Eight8, Still Rollin, éd. ColorsZoo 2006
  • Alain Milon, L'étranger dans la ville. Du rap au graff mural, Paris, PUF, col. Sociologie d'aujourd'hui, 1999.
  • A. Milon, "La Ville et son lieu à travers la vision de surligneurs de la Ville : L’Atlas, Faucheur, Mazout, Tomtom" in C'est ma ville (dir. N. Hossard et M. Jarvin), Paris, L’Harmattan, 2005.
  • Collectif, AnART, Graffitis, Graffs et Tags, Paris, Les éditeurs libres, 2006.
  • Claudia Walde: Sticker City. L'art du graffiti papier. Editions Pyramid, 2007, (ISBN 978-2350170657)
  • Frank Sandevoir, Y'a écrit kwa - Le graffiti expliqué aux curieux et aux débutants, Editions Alternatives 2008, (ISBN 978-286227-573-4)

VidéographieModifier

DocumentairesModifier
  • Style Wars, par Henry Chalfant et Tony Silver, 1983.
    C'est le documentaire de référence au sujet du graffiti sur les trains à New York.
  • Wild War, FAT Prod (2 numéros)
  • Trumac, par ATN, 2003
  • Writers : 1983-2003, 20 ans de graffiti à Paris, par Marc Aurèle Vecchione, 2003
  • Chats Perchés, par Chris Marker, 2004
  • Graffiti ifs, par International Free Style, version française et anglaise, 2006. Film consacré aux techniques de graffiti et à la culture hip-hop."Prolongement d'une expression ancestrale ou simple trace d'un sentiment juvénile ?", document clé sur les cultures urbaines[4].
  • Dirty Handz 3 "Search and Destroy" 2006,film retracant le parcours d'un des membres des SDK à travers l'Europe et les États-Unis
  • Graffiti Instincts: DVD consacré aux fresques en couleurs. Montrant leur évolution ainsi que les techniques utilisées.
FictionsModifier

Les fictions donnant une importante place aux auteurs de graffiti relèvent généralement de la culture Hip Hop.

JeuxModifier

  • Jet Set Radio (2000), par l'éditeur Sega, est un jeu d'arcade qui bien que mettant en scène des actes de graffiti vandalismes, ne fut pas controversé. Le jeu comportait certaines illustrations de graffeurs reconnues, tel Haze.
  • Marc Ecko's Getting Up: Contents Under Pressure (2006), par l'éditeur Atari, est un jeu d'aventure dont le but est de devenir le graffiti-artist le plus réputé de la ville. Interdit aux moins de 16 ans dans de nombreux pays, banni en Australie, ce jeu a souvent été accusé de glorifier la délinquance. Il a été réalisé sous les conseils de graffiti-artists tels que T-Kid, Seen, Futura 2000 ou Cope 2.

Notes et références Modifier

  1. Le mot fresque étant pris ici au sens de « peinture murale décorative », qui est un abus de langage. En effet la Fresque est une technique particulière dans laquelle la couleur est appliquée sur un enduit à la chaux frais (fresco en italien). Le terme de fresque est le plus souvent utilisé improprement dans le langage courant et désigne la peinture murale ou le graffiti, mais rarement cette technique particulière.
  2. La méprise est cependant possible : en 1992, une troupe de scouts a effacé des peintures vieilles de quinze siècles dans la grotte de Meyrières, près de Bruniquel, en pensant effacer des graffitis. Cela leur a valu le Prix Ig Nobel en section archéologie.
  3. Issus du site d'Alain Canu consacré à Pompei et qui consacre plusieurs pages aux graffitis : Noctes Gallicanae
  4. exemple cité dans Le Grand livre du graffiti, cf. bibliographie.
  5. Voir par exemple, le Fort Fleur d'épée en Guadeloupe.
  6. Voir à ce sujet le site web http://bruleursdecoles.free.fr
  7. Paul Cottin, préface à « mes inscriptions », 1889
  8. Souvent, le pseudonyme était accolé au numéro de la rue où résidait le graffiteur.
  9. Dans le South Bronx, c’est-à-dire le quartier le plus mal-aimé de la ville à cette époque.
  10. Train dont une face est totalement peinte, fenêtres comprises
  11. Train dont les fenêtres sont épargnées
  12. Grand lettrage exécuté très rapidement et avec peu de couleurs
  13. De nombreux rapprochements ont eu lieu plus tôt. En 1972, Hugo Martinez, sociologue à l'Université de New York, avec les United Graffiti Artists, a sélectionné les graffiteurs en vogue du moment pour exposer leurs toiles à la Razor Gallery. Les artistes présents étaient Phase 2, Mico, Coco 144, Pistol, Flint 707, Bama, Snake et Stitch 1 (source : Galerie Speerstra)
  14. On en trouvera une belle liste sur [1]. Lire aussi : Julien Besançon.– Les murs ont la parole.– éd. Tchou, 1968
  15. Avec une interview de Lokiss, Scipion, Saho, Skki et Jacki dans Le Matin, daté du 14 janvier 1986
  16. selon les auteurs de Spraycan Art, cf. Bibliographie.
  17. Cf. « Arrestation d'un gang de tagueurs à l'acide », dans Le Parisien, 24/02/2003.
  18. Notamment les bandes dessinées de l'auteur américain Vaughn Bodé. Le fils de Vaughn Bodé, Mark Bodé, est d'ailleurs lui-même graffiti-artist.
  19. Il existe même un ouvrage intégralement consacré au sujet : R.I.P.: Memorial wall art, pat Martha Cooper et Joseph Sciorra, éd. Thames and Hudson, ISBN 0500277761
  20. « J'ai une preuve vraiment splendide du théorème de Fermat à vous montrer, mais je ne peux la rédiger maintenant parce que mon train arrive » - lu dans le métro de New York [2]
  21. Source : www.nograffiti.com
  22. des signes cabalistiques, mi-hiéroglyphes, mi-cyrilliques (...) que personne n'est capable de déchiffrer, disait l'Évènement du Jeudi (semaine du 15 au 21 décembre 1988)
  23. Subway Art, Henry Chalfand et Martha Cooper, éd. Thames and Hudson, 1984
  24. Cette presse du graffiti, très étendue, va du fanzine "pro" au magazine distribué en kiosques. Les titres ne dépassent pas souvent les deux ou trois numéros. Ils sont régulièrement la cible de procès car certains les considèrent comme une incitation à commettre des actes délictueux.
  25. canard enchaîné n°4294
  26. www.graffitihurts.org

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