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Giuseppe Penone, né le 3 avril 1947 à Garessio, province de Cuneo, Piémont, en Italie, est un artiste contemporain italien, considéré comme un artiste majeur de l'Arte Povera, mouvement né dans les années 1960. Il travaille la sculpture, le dessin.

BiographieModifier

Giuseppe Penone est le dernier arrivé au sein de l’Arte Povera où il mène une trajectoire singulière. Son œuvre de sculpteur se distingue par son ancrage au sein de la terre de son village (Garessio). Fils d’agriculteurs, le rythme des saisons et les travaux des champs, les odeurs, les formes et les couleurs des récoltes entassées dans les granges familiales ont aussi fortement marqué sa sensibilité. Il s'est manifesté sur la scène artistique internationale dès 1968, en travaillant à mettre en relation le monde végétal et le corps. On vient de lui consacrer une large et importante rétrospective au Centre Georges-Pompidou en 2004. Il vit et travaille en Italie. Il enseigne à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

ŒuvreModifier

Fichier:Penone Rotterdam 03.JPG

Comme tout artiste de l'Arte Povera, Giuseppe Penone fait preuve d'une sensibilité peu commune en ce qui concerne le corps, et plus particulièrement le corps en relation avec la nature, la terre. Son œuvre se caractérise par une interrogation sur l’homme et la nature, sur le temps, l’être, le devenir, l’infini, le mouvement, et par la beauté affirmée de ses formes et de ses matériaux. Convaincu que le paysage est chargé de signes inscrits dans la mémoire des matières végétales, organiques et minérales, il tend dans ses œuvres à révéler une présence humaine, à l'intérieur de ces sculptures qui rappellent une virginité, une pureté de la nature. Il veut y intégrer cette sensibilité, cette culture humaine comme s'il ne faisait que la découvrir, la révéler, et il tente de la provoquer, de l'extraire, en créant des empreintes liant étroitement humanité et pureté de la nature. (par les moulages, sculptures..). Ainsi, le geste de l'artiste met en évidence dans les espaces sans culture (humaine), des signes profonds de la présence, voire du destin de l'homme. Son œuvre montre aussi la métamorphose que le temps produit sur la matière.

Il met l’accent autant sur le processus créateur que sur l’œuvre, et s’identifie au fleuve, au souffle, à ce qui est par essence mouvement et vie. Révélant le mouvement incessant au cœur du cycle naturel qui, avec le temps, altère les êtres et les choses, Penone semble faire sien le célèbre adage héraclitien*: panta rei, tout s’écoule, rien ne reste tel.

Œuvres majeuresModifier

Fichier:Giuseppe Penone - Procedere in verticale 1985.jpg
  • 2007 : étiquette du Château Mouton-Rothschild 2005.
  • 1999 : L'Arbre à voyelles, moulage en bronze d'un chêne de 14 mètres de long (commande d'état récemment installé au Jardin des Tuileries).
  • 1986 : Sentier de Charme, bronze et charme, 180 x 5 x 60 cm
  • 1977 : Patates, avec lesquels il va travailler la notion d’empreinte
  • 1978 : Soffio 6 (Souffle 6), terre cuite, 158 x 75 x 79 cm. Penone construit avec de l’argile non cuit un moulage de son corps, puis il met de la terre. Il moule une urne, sorte d’amphore. On a l’illusion que ces urnes sont nées du souffle, il y a l’empreinte laissée. Sur l’urne, l’empreinte du pantalon de Penone est laissée, ainsi que celle de sa bouche comme s'il avait donné un souffle humain qui passe de bouche à bouche au vase. Une sorte de métamorphose a lieu : transformation réciproque du corps et de l’objet en corps.

Son idée est très proche de la mythologie. (Rapport à mythologie Prométhée qui modèle l’homme avec de la boue et de l’eau, pendant que Athéna lui donne un souffle de vie)

  • 1971 : Dérouler sa peau/pierre, pierre gravée
  • 1970 : Rovesciare i propri occhi (Retourner ses propres yeux), portrait-œuvre de l'artiste. Il s’aveugle volontairement. Il présente une photo de lui avec des verres de contact miroitant. Les yeux sont occultés par des lentilles réfléchissantes, il a l’idée de l’art comme dépassement de la réalité visuelle. Penone s’aveugle à la lumière des choses. Les verres miroitants couvrent l’iris et la pupille, « en les portant je deviens aveugle », il se sépare de tout. Il pose la question du regard intérieur.

Voir aussi Modifier

Liens externesModifier

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