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Georges Rousse, né en 1947 à Paris, est un artiste, photographe français.

BiographieModifier

George Rousse commence par être photographe pour un laboratoire. Lors d’un reportage sur la figuration libre, il envisage de mélanger dans le même pratique peinture et photographie, avec un temps pour la peinture et une mémoire photographique.

Au début de années 1980, il intervient dans des lieux abandonnés, destinés à être démolis, dans les quels il peint des figures humaines. Après quoi il photographie le lieu ainsi modifié. Seule la photographie a valeur d'œuvre.

À partir de 1983, il s’intéresse à l'espace et à la disposition des plans à investir : les personnages sont peints sur différents murs par petits morceaux et seule la photographie reconstitue l’unité par le point de vue adopté. Puis, il exclut peu à peu les figures humaines au profit de formes géométriques.

L’anamorphose devient présente dans son œuvre. Les formes réalisées n’existent que par la photographie. En illusionniste du volume, il tire parti des portes et des fenêtres, ceux-ci permettant de plus larges profondeurs, pour produire des images qui annule la perspective réelle. L'architecture est indispensable à son travail qui lui permet d'ouvrir l'espace.

Parfois, il construit des espaces, le plus souvent de formes circulaires, avant de réaliser une prise de vue dans le bâtiment à photographier.

Ces formes circulaires se retrouvant sur le cliché sont une métaphore de l'oeil ou de l'objectif de l'appareil photographique.

Ces formes ajoutées sont comme des imperfections par lesquelles le spectateur entre dans l'espace de la photographie.

Le travail de préparation de ses œuvres donnent lieu à des carnets de notes. Il a souhaité utiliser l'écriture dans ses œuvres, en apposant ses textes, tiré de ses cahiers, sur le décor photographié. Cette technique apporte une 2e dimension et un sens supplémentaire à l'œuvre.

Quelque fois, il part faire de la marche au Népal. Il a réalisé une série en superposant la vue de l'espace avec une reproduction de cartes topographiques. Ainsi, il peut représenter les paysages qu'il a parcouru.

Il est pensionnaire à la Villa Médicis en 1986-1987.

Dans la série des Embrasures, il utilise des écritures et des caractères hiéroglyphiques. Les sites choisis, Rome, Chypre, Jérusalem pour cette série sont éminemment liés à l’archéologie et à la mémoire.

En 1988, il reçoit le prix de I.C.A de New York. Ses œuvres sont présentes dans les collections du MNAM.

TechniquesModifier

Il utilise un appareil photographique, 10/12, avec chambre et verre dépoli.

Il dessine le décor sur le verre dépoli avant de photographier le décor choisi.

Il utilise aussi un appareil Polaroïd pour garder en mémoire l'espace de travail.

SourcesModifier

  • Dictionnaire de la Photo, Larousse, 1996, (ISBN 2-08-750014-9).
  • Dictionnaire multimédia de l'art moderne et contemporain, CD-ROM, éd. Hazan, Videomuseum, RMN, Akal, 1996.
  • Jean-Pierre Krief, Contacts, (France, 2002, 29mn), Arte France

ŒuvresModifier

  • Série Embrasures, 1987

Le sujet de ces photos est la lumière. Les pièces sont entièrement peintes en rouge pour donner au spectateur la sensation d'être au cœur de l'incandescence du soleil.

Liens externesModifier

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