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Francis Bacon (28 octobre 1909 à Dublin - 28 avril 1992 à Madrid) est un peintre britannique. Il était un descendant collatéral du philosophe Sir Francis Bacon .

Enfance et formation Modifier

Bacon naît à Dublin (Irlande) en 1909 de parents anglais. La famille fait plusieurs fois l'aller-retour entre Dublin et Londres durant son enfance. C'est un enfant maladif, asthmatique, et son père essaye de le « renforcer » en le fouettant. Il est rejeté par sa famille lorsque son homosexualité est découverte — une anecdote veut que son père l'ait renvoyé du foyer familial à l'âge de 17 ans après l'avoir surpris en train d'essayer les sous-vêtements de sa mère. Sa mère lui verse néanmoins une pension régulière qui lui permet de vivre[1].

Sa carrière Modifier

Bacon passe plusieurs années à Berlin, puis à Paris où il mène une vie de bohème, exerçant différents métiers. De retour à Londres, il s'installe comme décorateur et peint ses premières toiles sous la forte influence du surréalisme et de Picasso dont il a pu admirer les dernières toiles lors de son séjour à Paris en 1927. Les dessins de Picasso de cette époque, visibles dans ses carnets, montrent les similitudes et comment Francis Bacon s'est inspiré de Picasso.

Bacon est largement un artiste autodidacte. Parmi ses influences, on reconnaît Pablo Picasso bien sûr et Diego Vélasquez, Nicolas Poussin ou encore Rembrandt. Au cours d'un entretien, il affirma que son influence du surréalisme ne provenait pas d'un peintre, mais des films de Luis Buñuel. Il traita plus tard ses premiers travaux avec dédain et détruisit la majeure partie de ses œuvres antérieures en 1944.

1945 marque son entrée officielle dans le monde de la peinture avec « Trois études de figures au pied d'une crucifixion ». Le tableau, d'une rare violence expressive, choque au lendemain de la Seconde Guerre mondiale où l'on préfèrerait oublier les images d'horreur que celle-ci a engendrées. Ces corps ramassés à l'extrême, tordus et écrabouillés, musculeux, disloqués, ravagés, ces distorsions crispées, ces contractures paroxystiques, ces poses quasi acrobatiques, sont d'abord signes de fulgurances nerveuses et d'un emportement furieux, presque athlétique, plus somatiques que psychologiques de la mystérieuse animalité d'anthropoïde solitaire et désolée qui est en chaque homme.

Au cours de sa carrière, Bacon affina son style, délaissant les images de violence crue de ses débuts pour préférer « peindre le cri plutôt que l'horreur », prônant que la violence doit résider dans la peinture elle-même non dans la scène qu'elle montre.

Ses œuvres Modifier

Voici une sélection des principales œuvres de Bacon :

Sa cote Modifier

  • Le tableau Version No. 2 of Lying Figure with Hypodermic Syringe, a été adjugé en novembre 2006 pour plus de 15 M$.. Ce grand nu de femme peint en 1968 provenait de la collection Vanthournout, une grande collection privée belge.
  • L'étude pour Corrida n°1 a été adjugé en novembre 2007 par Sotheby's New York pour 45,96 M$.
  • Un autoportrait 35x40 a été adjugé en novembre 2007 par Sotheby's New York pour 33 M$.

Expositions Modifier

Anecdotes Modifier

Les œuvres de Francis Bacon ont eu une grande influence sur l'aspect visuel de certains films, notamment The Cell, la série des Hellraiser ou encore L'Échelle de Jacob. Cette influence s'étend également dans le domaine des jeux vidéo avec la saga Silent Hill.

Citations Modifier

  • « Je suis sûr que chaque artiste se situe quelque part, travaille à partir d'un certain héritage et se trouve placé sur une certaine trajectoire. De même d'ailleurs qu'il s'ingénie à enfoncer avec obstination le même clou, mais cela est une autre histoire. » Extrait des Entretiens avec Michel Archimbaud
  • « Je crois que l'homme aujourd'hui réalise qu'il est un accident, que son existence est futile et qu'il a à jouer un jeu insensé. »

Galerie Modifier

Bibliographie Modifier

  • Gilles Deleuze, Francis Bacon, Logique de la sensation, Paris, La Différence, 1981
  • Philippe Sollers, La Guerre du Goût, éd. Gallimard, 1994; Éloge de l'Infini, éd. Gallimard, 2001.
  • David Sylvester, Francis Bacon à nouveau, édition originale anglaise Thames & Hudson, 2000 et traduit de l'anglais par Jean Frémon, éd. André Dimanche éditeur, octobre 2006.
  • Margarita Cappock, Francis Bacon: l'atelier, Bibliothèque des Arts Suisse, 2006.
  • John Russel, Francis Bacon, Chene.
  • Daniel Farson, Aspect d'une vie, Le promeneur.

Notes Modifier

  1. Bacon F, premier entretien avec Michel Archimbaud, Folio essais, p21

Voir aussi Modifier

Vidéos:

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